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Progress in Disguise

Practice as Therapy
1. A Logo that Balances Structure & Sensitivity
2. The Lifeline Back to Myself: What Iyengar Yoga Therapy Means to Me
3. Beyond the Shoulder
4. Healing Through Yoga
5. Rooted In Yoga
6. Progress in Disguise
7. Taking Ownership
8. Healing and Self-Discovery
9. Aligning Mind & Body
10. Journey through 8 limbs
11. Therapy Everyday
12. The Art of Touch

There are days when it feels like my yoga practice is moving in the wrong direction.

A while ago, I looked at a photo from my practice and was startled to see how clearly my scoliosis showed itself. The asymmetry was undeniable — and I’ll admit, my first reaction was a mix of shock and fear. Even after years of improvement, that old worry surfaced: What if I’m slipping backward? What if I undo all the healing I’ve worked so hard for?

Fear of pain is a powerful motivator. These days, my practice often revolves around finding evenness — leveling my hips, balancing my shoulders, creating space and awareness on the left side of my upper back and the right side of my lower back, both of which tend to collapse. The left thoracic area of my back, which is the larger of the two concave areas, often feels muted — as though sensation there is harder to access.

Mr. Iyengar once said that when there’s imbalance, the “good side” must teach the “bad side.” My right side is far from perfect, but at least it feels. So I use that feeling as a guide, a teacher, inviting my left side to awaken through comparison, reflection, and persistence.

Principles, Not Prescriptions

Iyengar Yoga for scoliosis, I’ve learned, is anything but prescriptive. My curves shift, sometimes subtly, sometimes dramatically, even from day to day.  The effectiveness of a sequence — or even of a single asana — can change just as quickly. And so over time, I’ve gravitated toward principles more than prescriptions.

For example, I’ve learned how to use straps as a way to create both feedback and support. The straps give me a reference for the back body, a way to feel where the unevenness begins. Sometimes the strap feels tighter on one side, and through that feedback, I can begin to move the ribs and spine to find a more balanced contact. And I can take that principle into many different asanas. It’s fascinating, and also humbling work — I’m in constant conversation with my body as it’s evolving.

At times, I feel like I’m relearning every asana from the beginning. Inversions, especially, can become unpredictable terrain — my usual sense of stability seems to be able to randomly vanish. Bringing new awareness to old patterns can be exhilarating, but it can also be deeply frustrating.

Lessons Learned Along the Way

When that happens, I often think of my students. I hear their familiar questions in my mind:

 “I can do Sirsasana in the middle of the room — why do you want me at the wall?”
“I don’t usually need a block — why today?”

And I find that the best way to soften my own frustration is to embody the answers I would give them, and so:

  • I use the wall, the strap, the block to learn. Not to correct or limit, but to see more clearly.
  • I use support when I need it. Some days I’m steady; other days, not so much. That’s not regression — it’s information.
  • As one area of the body strengthens, another may reveal its weakness. This isn’t failure; it’s progress showing itself in disguise. 
  • And when we touch something new, for ex. open a part of the body or consciousness that’s been closed, the whole structure needs time to adjust. Stability takes time to reorganize around new awareness.
Just like the rings of a tree, I feel like the understanding of my spine and my progress in navigating my condition is often unseen and takes place internally.
Just like the rings of a tree, I feel like the understanding of my spine and my progress in navigating my condition is often unseen and takes place internally.

Every day on the mat is a chance to meet myself anew — not to repeat yesterday’s poses, but to begin again.

B.K.S. Iyengar’s words echo through my practice:

I don’t bring yesterday’s poses to today’s practice. I know yesterday’s poses, but when I practice today I become a beginner. I don’t want yesterday’s experience. I want to see what new understanding may come in addition to what I felt up to now.

That, to me, is the essence of practice — not chasing improvement or fearing decline, but staying alive to what is actually here, today. And it is in all the explorations along the way, that Iyengar Yoga therapy manifests in powerful ways.

Stephanie is the Director and Principal Teacher at Studio Po, a Toronto-based Iyengar Yoga studio. She holds a Level 3 teaching certificate and is currently co-leading IYAC/ACYI’s Education Roundtable. Check out her robust collection of free Iyengar Yoga videos (YouTube) and articles (Substack).

Certains jours, j’ai l’impression que ma pratique du yoga régresse.

Dernièrement, j’ai regardé une photo de moi en train de faire une pose. J’ai été surprise de voir comment ma scoliose était visible, avec une asymétrie bien évidente. Ma première réaction, je dois bien le reconnaître, fut un mélange de choc et de peur : même après des années d’amélioration, ce vieux souci réapparaissait. J’ai eu peur de régresser, de perdre tous les bienfaits si durement acquis.

La peur de la douleur est un puissant facteur de motivation. Ces jours-ci, je cherche surtout à trouver l’équilibre dans ma pratique : aligner mes hanches, équilibrer les épaules, ouvrir et animer les côtés supérieur gauche et inférieur droit de mon dos, qui ont toujours tendance à s’affaisser. La partie thoracique gauche de mon dos, la plus grande des deux zones concaves, semble souvent endormie, comme s’il était plus difficile d’y avoir des sensations.Iyengar disait que lorsqu’il y a déséquilibre, le « bon côté » doit éduquer le « mauvais côté ». Mon côté droit est loin d’être parfait, mais au moins, j’y ai des sensations. J’utilise donc cette perception comme guide, comme mentor : j’éveille mon côté gauche en le comparant, en l’observant, en y revenant sans relâche. 

Des principes, mais pas de règles fixes

Pour les cas de scoliose, le yoga Iyengar n’a pas de règles fixes. Mon corps change, parfois un peu, parfois beaucoup, et parfois même d’un jour à l’autre, dans ses cambrures et ses courbures. Une série d’asanas, voire un seul asana, peut donc avoir des effets complétement différents, et j’ai appris à suivre des grands principes plutôt que des règles fixes.

Par exemple, j’ai appris à utiliser les sangles à la fois comme soutien et comme guide. Les sangles me donnent un point de référence pour le dos et me permettent de sentir là où commence le déséquilibre. Parfois, la sangle semble plus serrée d’un côté, et grâce à ce retour d’information, je peux commencer à bouger les côtes et la colonne vertébrale pour trouver un contact plus équilibré. Je peux appliquer ce principe à de nombreux asanas. C’est un travail d’exploration fascinant, mais qui demande aussi beaucoup d’humilité : j’écoute mon corps qui me parle et qui change.

Parfois, j’ai l’impression de complètement réapprendre un asana. À cet égard, les inversions peuvent être particulièrement imprévisibles : je peux perdre, sans savoir pourquoi, la stabilité que j’ai acquise. Porter un regard neuf sur d’anciens schémas peut être exaltant, mais cela peut aussi être profondément frustrant.

Leçons apprises

Lorsque cela se produit, je pense souvent à mes élèves. J’entends leurs questions familières dans ma tête :

 « Je peux faire Sirsasana au milieu de la pièce, pourquoi voulez-vous que je me mette contre le mur ? »
« Je n’ai généralement pas besoin de bloc, pourquoi aujourd’hui ? »

Or, je trouve que la meilleure façon d’atténuer ma propre frustration est de vivre les réponses que je donne :

  • J’utilise le mur, une sangle ou un bloc pour apprendre quelque chose. Ni pour corriger, ni pour limiter, mais pour y voir plus clairement.
  • J’utilise un support quand j’en ai besoin. Certains jours, je suis stable, et d’autres jours, moins. Ce n’est pas reculer, c’est apprendre quelque chose.
  • Lorsqu’une partie du corps se renforce, une autre peut révéler sa faiblesse. Ce n’est pas un échec, mais une avancée qui ne dit pas son nom. 
  • Lorsque nous abordons quelque chose de nouveau (par exemple, lorsque nous ouvrons une zone du corps ou de l’esprit qui jusque là était fermée), toute la structure a besoin de temps pour se réajuster. Il faut du temps pour que l’équilibre se reconstitue après une expérience nouvelle.
Just like the rings of a tree, I feel like the understanding of my spine and my progress in navigating my condition is often unseen and takes place internally.
Tout comme les cernes d’un arbre, j’ai l’impression que ma compréhension de ma colonne vertébrale et mes progrès dans la gestion de ma maladie sont souvent invisibles et se déroulent de l’intérieur.

Chaque fois que je reviens sur mon tapis de yoga, c’est l’occasion de me redécouvrir. Non pas de répéter les postures d’hier, mais de recommener à zéro.

Ma pratique s’inspire de ces paroles de B.K.S. Iyengar :

« Je ne viens pas sur mon tapis aujourd’hui pour faire les poses que je faisais hier. Les postures d’hier, je les connais. Dans ma pratique d’aujourd’hui, je redeviens un débutant. Je ne veux pas de l’expérience d’hier. Je veux voir quelle nouvelle compréhension peut s’ajouter à ce que je connais déjà. »

Ces mots résument l’essence même de la pratique : ni quête d’amélioration, ni crainte du déclin, mais un éveil soutenu à ce qui nous est donné à chaque jour. La puissance thérapeutique du yoga Iyengar se révèle dans cette voie exploratrice.

Stéphanie est directrice et professeure principale au Studio Po, un studio de yoga Iyengar basé à Toronto. Elle est titulaire d’un certificat d’enseignement de niveau 3 et co-dirige actuellement la table ronde sur l’éducation de l’IYAC/ACYI. Découvrez sa riche collection de vidéos et d’articles gratuits sur le yoga Iyengar sur YouTube et Substack

[traduit de l’anglais par Emmanuel Hérique – 19 novembre 2025]

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