Practicing with a Changing Body I remember the day I could not get up from…
Practicing with Macular Degeneration
Diagnosis and Fear
About three years ago, during a routine eye exam, my optometrist told me I had the beginnings of dry macular degeneration associated with aging. I was shocked and frightened. I had always had excellent eyesight and, at age 73, I was proud that I could still manage most reading with only simple magnifying glasses. There was no history of macular degeneration in my family, and I could not understand why this was happening.
I had watched my mother-in-law lose her vision to macular degeneration, and I knew how devastating it had been for her. As a painter and weaver who loved to read, the loss of her sight made her world much smaller. I was determined to do everything I could to avoid the same fate.
At that first appointment, I was prescribed a supplement containing lutein, zeaxanthin, flaxseed oil, vitamin D3, and other nutrients recommended through the Age-Related Eye Disease Study (AREDS). I was told to take one capsule a day and return in a year.
Life continued, and so did my yoga practice. I practised regularly, including inversions, and took the supplement faithfully. When I returned for my follow-up appointment in November 2024, I learned that my macular degeneration had progressed much more quickly than expected. My optometrist told me to double the supplement dose, which I later learned was actually the recommended amount all along.
This news brought a new wave of fear. I began to question my yoga practice. Was I doing something that could make my condition worse? Should I stop practising inversions?
I searched for guidance in yoga texts such as Light on Yoga, Yoga: The Path to Holistic Health, Astadala Yogamala, and A Matter of Health, as well as online. I found a great deal of information about glaucoma and cataracts, but almost nothing about macular degeneration.
A More Cautious Practice
For a time, uncertainty shaped my practice. I moved cautiously and began to explore quieter, more supported work. I practised with my head supported and focused on keeping the eyes soft and withdrawn, the throat relaxed, and the brain quiet.
I became aware of how easily the eyes can harden with effort and how much tension in the face and head I had previously overlooked. This period of quiet practice taught me a great deal and gave me a way to continue practising even while I felt uncertain.
Developing Sensitivity
Over time, I developed a new sensitivity to the state of my eyes and learned how to soften them, even in effort. I began to understand more deeply the instruction that the eyes, ears, throat, and brain should remain quiet in practice.
At the same time, I had a persistent feeling that macular degeneration might not require the same restrictions as conditions involving eye pressure. After some research and conversations with my optometrist, I learned that my eye pressure was normal and that being upside down should not affect it.
I also received helpful guidance and reassurance from experienced teachers, which gave me confidence to continue exploring what was appropriate for my condition.
Reintroducing Inversions
Gradually, I began to reintroduce a more active practice, including inversions. I approached them with care, paying close attention to the quietness of my head and the softness of my eyes. Moving into and out of inversions with preparation and support helped me maintain that sense of steadiness.
Over time, I found a balance between caution and confidence. My practice once again became more dynamic, but it was informed by the awareness I had developed during that quieter period. I learned to recognize when my eyes were becoming strained and how to step back when needed.
Lessons from Practice
At my most recent eye appointment in November 2025, I was relieved to learn that my macular degeneration had stabilized and was no longer progressing at a concerning rate. I was told that at its current pace, it was unlikely I would lose my sight in my lifetime. This was deeply reassuring.
Through this experience, I learned to trust my intuition and to adapt my practice when necessary. I learned that quietness in the eyes and brain is not just a therapeutic instruction but an essential part of practice. Most importantly, I learned that even when circumstances change, practice can continue to evolve and support us.
The time I spent practising cautiously has continued to serve me, especially during the past six months as I recovered from two knee replacements and once again had to adapt my practice.
I am deeply grateful for the support and guidance I received along the way.
With thanks to:
Stephanie Quirk
Eddy Marks
and the many Iyengar teachers who offered encouragement and support.
Nancy Searing began practicing Iyengar Yoga in 1994. She was certified to teach in 2001 and taught until 2022 when she retired. During the time she was actively teaching, attended every IYAC/ACYI AGM, and was the secretary for our association for 2 terms. She studied at RIMYI 5 times and ultimately obtained her Level 2 certification.
Pratiquer avec une dégénérescence maculaire
Diagnostic et peur
Il y a environ trois ans, lors d’un examen de la vue de routine, mon optométriste m’a annoncé que je présentais les premiers signes d’une dégénérescence maculaire sèche liée à l’âge. J’ai été choquée et effrayée. J’ai toujours eu une excellente vue et, à 73 ans, j’étais fière de pouvoir encore lire avec de simples lunettes grossissantes. Il n’y avait aucun antécédent de dégénérescence maculaire dans ma famille et je ne comprenais pas pourquoi cela m’arrivait.
J’avais vu ma belle-mère perdre la vue à cause d’une dégénérescence maculaire, et je savais à quel point cela avait été dévastateur pour elle. Peintre et tisserande passionnée de lecture, la perte de sa vision avait considérablement réduit son monde. J’étais déterminée à faire tout ce qui était en mon pouvoir pour éviter le même destin.
Lors de ce premier rendez-vous, on m’a prescrit un complément contenant de la lutéine, de la zéaxanthine, de l’huile de lin, de la vitamine D3 et d’autres nutriments recommandés dans le cadre de l’étude sur les maladies des yeux liées à l’âge (Age-Related Eye Disease Study, AREDS). On m’a dit de prendre une capsule par jour et de revenir un an plus tard.
La vie a continué, tout comme ma pratique du yoga. Je pratiquais régulièrement, y compris les inversions, et je prenais fidèlement mon complément. Lorsque je suis retournée à mon rendez-vous de suivi en novembre 2024, j’ai appris que ma dégénérescence maculaire avait progressé beaucoup plus rapidement que prévu. Mon optométriste m’a alors demandé de doubler la dose du complément, ce que j’ai découvert plus tard être en réalité la dose recommandée depuis le début.
Cette nouvelle a provoqué une nouvelle vague de peur. J’ai commencé à remettre en question ma pratique du yoga. Est ce que je faisais quelque chose qui pouvait aggraver mon état ? Devrais-je arrêter les inversions ?
J’ai cherché des conseils dans des ouvrages de yoga comme Light on Yoga, Yoga: The Path to Holistic Health, Astadala Yogamala et A Matter of Health, ainsi que sur Internet. J’ai trouvé beaucoup d’informations sur le glaucome et la cataracte, mais presque rien sur la dégénérescence maculaire.
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Une pratique plus prudente
Pendant un certain temps, l’incertitude a influencé ma pratique. J’ai commencé à bouger avec prudence et à explorer un travail plus calme et plus soutenu. Je pratiquais avec la tête soutenue et je me concentrais sur le fait de garder les yeux doux et retirés, la gorge détendue et le cerveau calme.
J’ai pris conscience de la facilité avec laquelle les yeux peuvent se durcir avec l’effort et de toute la tension dans le visage et la tête que j’avais auparavant ignorée. Cette période de pratique silencieuse m’a beaucoup appris et m’a permis de continuer à pratiquer même dans l’incertitude.
Développer la sensibilité
Avec le temps, j’ai développé une nouvelle sensibilité par rapport à l’état de mes yeux et j’ai appris à les adoucir, même dans l’effort. J’ai commencé à comprendre plus profondément l’instruction selon laquelle les yeux, les oreilles, la gorge et le cerveau doivent rester calmes dans la pratique.
En même temps, j’avais le sentiment persistant que la dégénérescence maculaire ne nécessitait peut-être pas les mêmes restrictions que les affections impliquant la pression oculaire. Après quelques recherches et des conversations avec mon optométriste, j’ai appris que ma pression oculaire était normale et que le fait d’être à l’envers ne devrait pas l’affecter.
J’ai également reçu des conseils et des encouragements précieux de la part d’enseignants expérimentés, ce qui m’a donné confiance pour continuer à explorer ce qui convenait à ma condition.
Réintroduire les inversions
Peu à peu, j’ai recommencé à introduire une pratique plus active, y compris les inversions. Je les introduisais doucement, en prêtant une attention particulière au calme dans le crâne et à la douceur des yeux. Entrer et sortir des inversions avec préparation et soutien m’a aidée à maintenir ce sentiment de stabilité.
Avec le temps, j’ai trouvé un équilibre entre prudence et confiance. Ma pratique est redevenue plus dynamique, mais elle était nourrie par la conscience que j’avais développée pendant cette période plus silencieuse. J’ai appris à reconnaître quand mes yeux étaient très sollicités et à faire une pause lorsque cela était nécessaire.
Les enseignements de la pratique
Lors de mon dernier rendez-vous chez l’ophtalmologiste en novembre 2025, j’ai été soulagée d’apprendre que ma dégénérescence maculaire s’était stabilisée et ne progressait plus à un rythme préoccupant. On m’a expliqué qu’au rythme actuel, il était peu probable que je perde la vue au cours de ma vie. Ce fut profondément rassurant.
À travers cette expérience, j’ai appris à faire confiance à mon intuition et à adapter ma pratique lorsque c’était nécessaire. J’ai compris que le calme dans les yeux et dans le cerveau n’est pas seulement une instruction thérapeutique, mais une part essentielle de la pratique. Plus important encore, j’ai compris que même lorsque les circonstances changent, la pratique peut continuer d’évoluer et de nous soutenir.
Le temps que j’ai passé à pratiquer avec prudence continue à m’être utile, en particulier les six derniers mois pendant lesquels je me suis remise de deux prothèses du genou et ai dû à nouveau adapter ma pratique.
Je suis profondément reconnaissante pour le soutien et les conseils que j’ai reçus tout au long de ce parcours.
Avec mes remerciements à :
Stephanie Quirk
Eddy Marks
et aux nombreux enseignants d’Iyengar Yoga qui m’ont offert encouragement et soutien.
Nancy Searing a commencé à pratiquer le yoga Iyengar en 1994. Elle a été certifiée pour enseigner en 2001 et a enseigné jusqu’à prendre sa retraite en 2022. Pendant les années où elle enseignait activement, elle a assisté à chaque assemblée générale annuelle de l’ACYI et a été secrétaire de l’association pendant deux mandats. Elle a étudié au RIMYI à cinq reprises et a finalement obtenu la certification de niveau 2.
